Cheveux afro - Le défrisage

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Produit défrisant - Innovation capillaire majeure pour le cheveu afro : l’invention du défrisage C’est LA véritable invention révolutionnaire pour certaines personnes afro-américaines, africaines ou antillaises. LA création qui leur a permis d’avoir le cheveu aussi lisse que celui de l’européen : le produit défrisant.

par Fanny Sylvestre - Admin 6565 Il y a 0 message de forum.

Qu’on soit pour ou contre, on ne peut dénier l’importance du défrisage chez les femmes aujourd’hui. Son essor lui vaut même d’être utilisé par les femmes orientales et européennes aujourd’hui en quête d’une chevelure moins touffue. A l’origine de cette découverte, l’afro-américaine CJ Walker. Elle invente ce produit en 1905. Elle fait à la base des essais pour tenter de découvrir un moyen de se soigner : à ce moment elle souffre d’une maladie capillaire. Elle trouve le moyen de résorber sa calvitie en créant le défrisage du cheveu au fer chaud. Elle créé par la suite une ligne de produits capillaires réservée au cheveu crépu, seul domaine capillaire inexploité à l’époque. Ses produits ont beaucoup de succès et permettent à la femme noire d’avoir un cheveu souple et lisse, chose qui n’était pas à leur portée auparavant.

CJ Walker fut une des premières femmes millionnaire et la plus riche femme afro américaine. Les recherches par la suite se portent sur un défrisage qui ne nécessiterait pas de fer et serait permanent. C’est George E Johnson qui reprend l’idée en 1954 et trouve un procédé permettant de défriser le cheveu chimiquement. A cette époque, le défrisage fait polémique et est mal vu de certains.

Certaines personnalités le dénonceront publiquement car ils y voient la tentative de l’homme noir de devenir un homme blanc. Le défrisage chimique a causé plus de réactions car contrairement au défrisage à chaud qui lisse le cheveu de façon seulement temporaire, le défrisage chimique est permanent. En utilisant le fer, le cheveu redevient crépu quand au bout de quelques jours on ne l’utilise plus. Le défrisage chimique enferme donc la personne qui l’utilise dans un cercle vicieux de défrisage perpétuel : si le cheveu n’est pas défrisé au bout d’un certain temps il ne redevient pas crépu mais reste défrisé et s’abîme car il « réclame » un nouveau défrisage. Une personne qui ne veut plus se défriser les cheveux est obligée de couper la totalité de ses cheveux pour qu’ils repoussent à nouveau crépu. Le cheveu défrise ne redevient pas crépu.

Le débat est ouvert : certains femmes pensent que le défrisage est simplement un moyen de faciliter le coiffage de leurs cheveux. D’autres diront qu’il s’agit, avec le blanchiment de la peau d’une tentative de l’homme noir de se revaloriser auprès de l’homme blanc suite aux affres qu’ont causé l’esclavage en adoptant les mêmes caractéristiques que lui. D’ailleurs, l’utilisation des tissages et des perruques serait vue de la même façon. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Au-delà de ce débat, il est important pour ma part que les parents dissuadent les jeunes filles de se défriser très tôt. En effet, le défrisage est un procédé qui peut faciliter la vie mais qui abîme rapidement le cheveu si des soins réguliers ne sont pas faits. Les jeunes enfants justement de moins de 14 ans n’ont pas encore la maturité pour le comprendre. Puis il y a l’alternative de l’assouplissant, un intermédiaire du défrisage. Le cheveu n’est pas défrisé chimiquement mais seulement assoupli de façon à pouvoir le coiffer plus aisément.

La société nous a inculqué que le cheveu n’est beau que s’il est lisse et que le modèle est la femme européenne. On peut constater par exemple que les femmes asiatiques essaient de plus en plus à ressembler à l’européenne en se débridant les yeux ou en s’habillant de la même façon. Et puis, les cheveux afro naturels, c’est tellement joli !

L’important aujourd’hui est d’apprendre à la femme noire à accepter son type de cheveu et à le sublimer : en faisant des tresses par exemple. Aujourd’hui, les jeunes filles qui essaient de conserver leurs cheveux naturels se retrouvent désemparées face à l’inconnu car on ne leur à jamais appris à aimer leurs cheveux et à les entretenir. Ce n’est pas une mince affaire quand on sait que peu de salons de coiffure se spécialisent dans le cheveu afro.

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